FERME-CONSERVATOIRE SAINTE MARTHE SOLOGNE

Les graines qui permettent de créer la formule PUMP'SKIN 

sont semées là !  En effet, les potimarrons sont cultivés sur les terres de la Ferme-Conservatoire Sainte Marthe Sologne, grainetier BIO depuis 1974 et centre pilote Européen de l'Agriculture Biologique

Interview avec Philippe Desbrosses, créateur de la Ferme-Conservatoire Sainte Marthe Sologne.

Ce docteur ès sciences de l'environnement est à l’origine de la naissance du mouvement bio ainsi

que de la certification du label « AB ».

L’histoire de cette ferme remonte au Moyen-Âge et même au-delà, et de grands noms sont passés par la forêt emblématique qui l’entoure, la forêt de Bruadan. César au IVème siècle pour étouffer les aspirations révolutionnaires ; puis François Ier et Léonard de Vinci, qui y ont dressé les plans du château de Chambord... Dans cette ferme, on se trouve en quelque sorte au carrefour de l’Histoire, et j’ai trouvé parfois des objets fabuleux en y ramassant mes pommes de terre !

 

Du néolithique aux Moyen-Âge en passant par l’achat de la ferme par mes grands-parents au début du siècle dernier et à sa transmission à mes parents puis à moi-même, c’est un lieu qui a connu la vie et qui la perpétue avec le même esprit de rébellion !

Quand j’étais jeune, je suis passé une dizaine d’années par la voie du showbiz ; le travail à la ferme, comme pour beaucoup de jeunes de l’époque, ne m’attirait guère. C’est quand mes parents ont décidé, en véritables pionniers, de se convertir à l’agriculture biologique, que mon intérêt pour la question a fait un bond. Après quelques stages et formations en bio, j’ai embarqué dans l’aventure et voilà que je me retrouve, près de 50 ans plus tard, à l’origine de la naissance de mouvements bio ainsi que de la certification du label « AB ».

Ce qui a motivé mon parcours, c’est simplement que je me suis demandé comment faisaient nos ancêtres pour cultiver sans cet arsenal de produits chimiques. La réponse est apparue bien vite : avec des variétés rustiques ! Or, en les cherchant, je me suis rendu compte qu’elles avaient presque toutes disparues ! Il a fallu que j’en commande aux États-Unis auprès d’associations amérindiennes de Californie et d’Arizona principalement. J’ai commencé à les faire pousser, puis à parcourir les foires et salons, et suite à une publication dans un journal, j’ai eu des sacs et des sacs de courriers de personnes réclamant des graines ! De là est né le Catalogue de Sainte Marthe, et le reste a suivi...