Philippe Desbrosses, co-créateur de PUMP'SKIN, participe à un livre : RETOUR SUR LA TERRE


Une « bascule de civilisation » pour maintenir

l’habitabilité de la planète

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Le manifeste « Retour sur Terre » propose trente-cinq mesures radicales pour réduire drastiquement notre empreinte carbone, à commencer par des quotas de consommation


Par Audrey Garric Publié le 23 juillet 2020 à 06h00 - Mis à jour le 23 juillet 2020 à 16h35

Temps de Lecture 4 min.


Livre. On ne compte plus les propositions pour redessiner le « monde d’après ». Retour sur Terre, le manifeste publié par sept figures de l’écologie, emmenées par le philosophe Dominique Bourg, pourrait s’ajouter à leur liste, à ceci près qu’il ne vise pas une transition écologique, ni même une transformation de nos sociétés. Il appelle ni plus ni moins à une « bascule de civilisation ». L’ouvrage, dont le titre exhorte à la fois à maintenir l’habitabilité de la planète et à revenir à la raison, propose trente-cinq mesures radicales qui se veulent un programme politique « pour une nouvelle ère ».

Après la crise sanitaire du Covid-19, relancer la machine à l’identique nous « précipiterait à courte échéance vers un nouvel abîme de difficultés », prévient Dominique Bourg. Plutôt qu’un retour « fulgurant » de la croissance, les auteurs appellent à « décélérer brutalement » nos consommations sur le long terme. L’objectif : réduire l’empreinte écologique à moins d’une planète (contre 1,7 aujourd’hui), afin de ne pas consommer plus de ressources que la Terre ne peut en régénérer. Ce n’est qu’à cette condition, jugent-ils, que l’on pourra éviter l’envolée des températures mondiales, réduire les destructions infligées aux écosystèmes, mais aussi améliorer le bien-être des humains et la justice sociale.


Quotas individuels de consommation


Dans le détail, les Français se verraient attribuer des quotas individuels de consommation, décidés par référendum. « Chaque produit serait marqué d’un prix en énergie/matière, et chaque achat serait reporté sur un compte personnel », détaille le collectif, qui envisage une adaptation en fonction de la situation géographique et des dépenses « contraintes », notamment liée à l’activité professionnelle. Une sorte de « permis à consommer », plutôt qu’un permis à polluer, qui réorienterait l’économie vers une production locale, faite de matériaux biosourcés, etc. Des incitations permettraient en outre de pousser les citoyens à plus de sobriété, comme une modulation de l’impôt sur le revenu en fonction de l’impact carbone des consommations.

Les auteurs suggèrent également de mettre en place un revenu de transition écologique, une idée développée par la philosophe Sophie Swaton. Il serait destiné à des personnes qui souhaitent se lancer dans des activités « à fort impact écologique et social », comme la permaculture ou les low-techs, « dont la rémunération par le marché est souvent bien inférieure à leur valeur réelle ».


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